Rivière Ashuapmushuan
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[modifier] Rivière Ashuapmushuan
La rivière prend sa source principalement au lac Ashuapmushuan et se jette dans le lac Saint-Jean à la hauteur de la ville de Saint-Félicien. La rivière coule sur 200 Km.
Latitude Nord : 48°37' 03"; Longitude Ouest 72°20' 00".
Historique :
En 1672, le père Charles Albanel remonte l’Ashuapmushuan pour explorer la baie d’Hudson, comme beaucoup d’autres le feront par la suite, tant les coureurs des bois que les marchands. Plusieurs postes de traites de fourrures seront ainsi installés à l’embouchure de la rivière. Le nom d’Ashuapmushuan apparaît sur les cartes de Louis Jolliet (1679), de Jean-Baptiste-Louis Franquelin (1686) et de Guillaume Delisle (1703). En 1732, l'arpenteur Normandin considère qu'il s'agit d'une erreur. Le véritable nom de la rivière, selon lui, est Chomontchouane «parce que le premier Lac qu'elle décharge se nomme Chomontchouane». Necoubeau désigne plutôt la rivière qui «vient tomber dans le Lac de Chomontchouane». En 1917, la Commission de géographie adopte Chamouchouane, le toponyme de Normandin dont l'orthographe a été modernisée, de préférence à Ashuapmushuan et aux différentes graphies utilisées à l'époque. Ce dernier nom revient sur les documents officiels en 1984 (...) » Les premiers explorateurs désignaient la rivière « Necouba. »
Le nom d’Ashuapmushuan est un mot d’origine innue qui signifie « endroit où l’on guette l’orignal. »
Activités récréatives et / ou touristiques :
« Fort prisée par les adeptes du canotage et du canot-camping, la rivière donne accès à plusieurs éléments inattendus du décor. L’une des sections les plus spectaculaires du parcours est sans contredit la chute de la Chaudière bouillonnante entre les rochers et crachant sa furie dans un grondement de bête sauvage. Une force de la nature que l’on approche béat d’admiration, à bord d’un rabaska mené de main de maître par un guide innu! Sensations fortes garanties? Oui! Mais aussi des moments de grande quiétude. » (Hamel et Mercier)
Liste des activités :
• Canot (Boréal Tours);
• Kayak (Boréal Tours);
Dossier :
1989 : À la suite d’étude amorcée au début des années 1980, Hydro-Québec prépare un dossier sur le projet de construction d’une centrale hydroélectrique de 750 MW sur la rivière Ashuapmushuan. Les deux tiers de la population concernée s’oppose à un aménagement hydroélectrique sur cette rivière. Les défenseurs du cours d’eau vantent sa beauté et expriment leur désir de protéger les dernières frayères de la ouananiche, cousine dulcicole du saumon atlantique.
Février 2003 : Suite à l'adoption par le gouvernement Landry d'un décret conférant le statut de «réserve aquatique projetée» à la rivière Ashuapmushuan, Hydro-Québec abandonne le projet d’aménagement hydroélectrique de manière définitive.
Avril 2004 : Le ministre de l’Environnement mandate le BAPE de tenir une consultation publique à propos d’un projet de réserve aquatique sur la rivière Ashuapmushuan, qui protégerait une partie de la rivière (une superficie de 276,6 km carrés).
Novembre 2004 : Le BAPE remet au ministre de l’Environnement son rapport concernant le projet de réserve aquatique sur la rivière Ashuapmushan, comprenant l’analyse et les recommandations de la commission.
Décembre 2004 : Un article disponible sur le site de Radio-Canada rapporte que selon des sources proches du dossier, le Ministre attend la fin des négociations territoriales avec la nation innue avant d'autoriser la création d'une aire protégée sur cette rivière. En effet, les Innus du Lac-Saint-Jean revendiquent la gestion de ce territoire, dans le cadre des négociations découlant de l'Approche commune. Toutefois, pour que la rivière obtienne un statut permanent de protection, le gouvernement doit le décréter d’ici 2007 (4 ans après l’annonce du premier décret). Sinon, le statut de réserve aquatique ne tiendra plus.
Février 2006 : Thomas Mulcair, Ministre du développement durable, de l’environnement et des parcs rend public le rapport du bureau d’audiences publiques sur l’environnement. Le BAPE conclu : « bien que tous les acteurs régionaux reconnaissent le caractère emblématique et les attributs remarquables de la rivière Ashuapmushuan et que la plupart d’entre eux soient en faveur de la protection de la rivière, un effort significatif devra être fourni pour obtenir l’adhésion de toute la collectivité régionale au projet de réserve aquatique. […] Quant aux limites de la réserve aquatique projetée, la commission estime qu’elles devraient être étendues au moins jusqu’à la ligne de crête délimitant la vallée de la rivière Ashuapmushuan. Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs devrait également examiner la possibilité d’y intégrer en tout ou en partie le bassin de la rivière du Cran en vue d’optimiser la protection de l’habitat de la ouananiche. En outre, le tronçon de la route 27 qui longe la rivière devrait être déplacé. »
Mai 2006 : Le Groupe de travail régional de concertation élargie sur les options de protection de l'Ashuapmushuan a rendu sa décision quant à l’avenir de la rivière. Malgré la vive opposition du député libéral de Roberval Karl Blackburn, au statut de réserve aquatique, le groupe de travail a voté pour la protection de la rivière Ashuapmushuan.
Septembre 2006 : La MRC du domaine-du-roy fait connaître son intention d’examiner le potentiel hydroélectrique des chutes à l’ours et à Michel. Ces chutes se trouvent à l’extérieur des limites de la réserve aquatique projetée de la rivière Ashuapmushuan.
Février 2007 : Au terme du premier décret émis par le gouvernement (février 2003), le gouvernement libéral réserve la rivière pour encore quatre ans, en vue de lui accorder, éventuellement, le statut de protection.
Octobre 2007 : L'avenir de la rivière Ashuapmushuan fait toujours l'objet de vifs débats au sein de la région du Saguenay-Lac-St-Jean où les acteurs régionaux s'entredéchirent. Au cours des dernières semaines, plusieurs intervenants régionaux, dont Denis Trottier, député péquiste de Roberval, et Gérald Scullion, maire d'Alma, se sont vigoureusement prononcés contre tout projet hydroélectrique sur la rivière. Ceux-ci favorisent plutôt une mise en valeur du caractère naturel de l'Ashuapmushuan, ainsi que d'autres stratégies de développement pour la région en collaboration avec tous les acteurs du milieu.
Références :
Mercier, A., Hamel, J.-F., Rivières du Québec : découverte d’une richesse patrimoniale et naturelle, Les Éditions de l’Homme, 2004.
Depeyre, M., Gauthier, M., Guide des chutes du Québec, Les Éditions Tricycle, Montréal, 2005, 159 pages.
Le site de la Commission de toponymie du Québec, 2001 : www.toponymie.gouv.qc.ca
Le site du journal Le Devoir : http://www.ledevoir.com/2003/04/08/25051.html?342
Le site de Boréal Tours, 2004 : http://borealtours.dyndns.org/fr/fr_quebec_canoe.asp
Le site de Radio-Canada : http://radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/nouvelles/200412/14/003-ashuapmushan.shtml
Le site du BAPE : http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/ashuapmushuan/index.htm
Le site d’Espaces – plein air, voyages et découvertes : http://www.espaces.qc.ca/espaces/html/destinations/autres_estivales/estivales24.shtml
POUR OBTENIR PLUS DE RENSEGNEMENTS SUR CETTE RIVIÈRE, VOIR LE GUIDE DES CHUTES DU QUÉBEC
