Rivière Kipawa
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[modifier] Rivière Kipawa
La rivière Kipawa prend sa source dans la Baie de Kipawa sur le lac Dumoine et elle se déverse dans le Lac Témiscamingue. Longue de 160 Km, on dénombre 16 rapides sur cette rivière.
Latitude Nord : 47°03' 00" ; Longitude Ouest : 79°23' 15".
Historique :
Les informations contenues dans ce paragraphe proviennent de la Commission de Toponymie du Québec
D'origine algonquine, le nom de Kipawa signifie « rivière fermée. » Au 19ième siècle, les bûcherons utilisaient la rivière pour le flottage des billes de bois, et les explorateurs et commerçant de fourrures campaient à son embouchure. La rivière Kipawa a de nombreuses fois servi de décor naturel pour des films américains tout récemment, mais également dans les années 1920. Cette rivière majestueuse est une destination de rêve pour les amateurs de plein-air et de nature.
Activités récréatives et / ou touristiques :
ZEC Kipawa
http://www.temiscamingue.net
(819) 629-2002
Liste des activités :
• Canot-camping;
• Randonné pédestre;
• Chasse;
• Pêche;
• Observation de la faune te de la flore;
• Sentier d’interprétation.
Festival d’eau vive de la rivière Kipawa
http://www.kipawariver.ca/
« La rivière Kipawa est assurément l'une des meilleures, et peut-être même la meilleure rivière pour pratiquer le kayak d'eau vive de niveau intermédiaire de l'Est du Canada. Elle est praticable peu importe le débit. À son niveau le plus bas, les rapides ne dépassent pas le niveau R III, sauf le Dragon de Pete, les trois seuils centraux du rapide Hollywood (niveau technique élevé de classe R IV) ».(Les amis de la rivière Kipawa)
Liste des activités :
• Kayak;
• Canot;
• Rafting.
Esprit Kayak
http://www.espritrafting.com/
Liste des activités :
• Kayak;
• Canot;
• Rafting.
Dossier :
1909-1911 : Des barrages sont construits sur la rivière Kipawa et le ruisseau Gordon. Selon le site des Amis de la rivière Kipawa : « Le lac Kipawa possède deux voies d’écoulement : la rivière Kipawa et le ruisseau Gordon. La rivière Kipawa en est la seule voie d’écoulement naturelle. Le ruisseau Gordon a été construit en 1911 afin d’apporter de l’eau à la ville de Témiscaming. Des barrages ont été érigés sur ces deux voies d’eau afin de contrôler le débit de la rivière des Outaouais. Le lac Kipawa se déverse dans la rivière Kipawa à travers le barrage de Laniel et dans le ruisseau Gordon à travers le barrage de Kipawa. Le Ministère des Travaux Publics du Canada possède et contrôle ces barrages ».
1997-1998 : Les partenaires BioAmerica (une firme d'expertise environnementale), Innergex (un consortium de trusts et d'institutions bancaires qui possède notamment la station des Chutes de la Chaudière) et Harry Saint-Denis (Chef de bande de la Première Nation de Wolf Lake) manifestent leur intention de s'installer à proximité d'une ancienne centrale fermée en 1969 sur le ruisseau Gordon et d'y produire environ 39 mégawatts.
Ce projet nécessite le détournement d’une partie des eaux de la rivière Kipawa.
Hydro-Québec projette également de construire une centrale hydroélectrique d’une capacité d’environ 130MW du côté québécois du lac Témiscamingue. Ce projet, que l’on a surnommé « projet Tabaret », avait initialement été proposé dans les années 1970, mais avait finalement été mis de côté. Selon le site des Amis de la rivière Kipawa : « Hydro Québec désire créer une nouvelle voie d’écoulement au lac Kipawa en creusant un canal jusqu’à deux petits lacs et construire un nouveau barrage ainsi qu’une mini-centrale hydroélectrique. Le site envisagé est situé entre Laniel et la ville de Témiscaming. Ce projet nécessiterait la construction d’environ 5km de route, la reconstruction d’une portion de 1km de la route 101 ainsi que la construction d’un nouveau pont ».
Jusqu’à présent, le projet Tabaret est refusé par le Conseil de bande des Algonquins de Kipawa, possiblement en raison de faible redevance qui leur serait versée. Ces derniers sont plus favorables au projet privé, car ils ont une entente de signée avec Innergex : en échange de l'appui au projet, la bande obtiendrait des revenus du projet ainsi que « des actions dans les sociétés, un siège au conseil d'administration et un musée de l'histoire algonquine ». (Rioux, Martine, « La rivière Kipawa menacée par deux projets hydroélectriques », La Presse, 19 juin 2000, p. A9)
1998 : Création du comité de citoyens Les Amis de la rivière Kipawa.
2000 : Le projet Tabaret d’Hydro-Québec revient de nouveau sur la table. Les Amis de la rivière Kipawa publient un pamphlet pour expliquer les raisons pour lesquelles ils s’opposent au projet Tabaret d’Hydro-Québec.
2002 : Le comité des rivières menacées de l’organisme Earth Wild International nomme les rivières québécoises Kipawa et Rupert comme étant les deux rivières les plus menacées du Canada, au sommet d'une liste de 10 rivières visées par des projets ou déjà en mauvaise posture à cause de l'activité humaine. Au cours de la même année, le projet Tabaret est une fois de plus mis sur la glace par Hydro-Québec.
Novembre 2005 : Malgré la vive opposition des Amis de la rivière Kipawa, le gouvernement fédéral annonce un projet de reconstruction sur le barrage Laniel (bâti en 1911). Cette reconstruction ne permettra plus aux kayakistes, comme cela était possible auparavant, de se lancer du haut de la digue avec leurs embarcations. Le parcours navigable très prisé que représente la rivière Kipawa ne sera donc plus le même. Les travaux, qui visent à remplacer l'évacuateur en béton et la digue en enrochement du barrage, devraient prendre fin en automne 2007.
Mars 2006 : Les Amis de la rivière Kipawa déposent une injonction en cour fédérale pour contester le projet de reconstruction sur le barrage Laniel. Le comité de citoyens est actuellement en attente d’une audience qui devrait avoir lieu au printemps 2007.
Références :
Site Internet de la Commission de toponymie du Québec :http://www.toponymie.gouv.qc.ca/
Site Internet des Amis de la rivière Kipawa : www.kipawariver.ca
Dépliant des Amis de la Rivière Kipawa.
Dépliant du Comité municipal de Laniel.
Mercier, A. et Hamel, J.-F., Rivières du Québec : découverte d’une richesse patrimoniale et naturelle, Les Éditions de l’Homme, Québec, 2004.
Tourisme Abitibi-Témiscamingue, Tourisme Québec, Ministère de l’Énergie et des Ressources, Abitibi-Témiscamingue 2004-2005, Guide touristique officiel, brochure, imprimée au Québec.
