Rivière Mégiscane
De Wiki Vert.
[modifier] Rivière Mégiscane
La rivière Mégiscane prend sa source à l'ouest du réservoir Gouin et se jette dans le lac Parent. Elle est d’une longueur de 230 Km.
Latitude Nord 48°28' 48" ; Longitude Ouest 77°08' 24".
Historique :
Les informations contenues dans cette section proviennent de la Commission de Toponymie du Québec.
Son nom provient des termes algonquin metshishkan ou mesiskine qui signifient hameçon. La rivière porterait ce nom en raison de la disposition des terres à son embouchure. La Mégiscane est reconnue comme un endroit privilégié pour la pratique de la pêche à l’esturgeon au moyen d’hameçon, cet aspect serait également à l’origine de son nom selon certaines sources.Les Algonquins identifie la rivière selon l’appellation « Pockodjekwajicik Sipi » qui signifie « rivière étroite et longue » alolrs que les Attikameks la désignent par le nom « Kamanto Sipi, » c’est-à-dire « rivière manitou,» ou encore « Nimew Sipi », « rivière à l'esturgeon. » Sur une carte de la province de Québec datant de 1898, la rivière est inscrite sous le nom de « Mékiskan, » alors qu’une carte géologique de 1935 la nomme Rivière Monet.
Activités récréatives et / ou touristiques :
« Le site de la Mégiscane est de propriété municipale, situé à la décharge du Lac Faillon, une région reconnue pour ses paysages grandioses, à proximité de la forêt vierge des Collines de la Mégiscane, un secteur exceptionnel identifié par le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l'UQCN en vue d'une classification à titre d'aire protégée. (…) le ministère des Ressources naturelles (MRN) reconnaît la Mégiscane comme étant «la» rivière abitibienne par excellence, offrant un «potentiel de développement récréotouristique très intéressant à mettre en valeur»(…) » (La Dépêche)
Dossier :
1998 : Hydro-Québec envisageait un projet de dérivation partielle de la rivière Mégiscane à Senneterre. Ce projet consistait en un détournement partiel de la rivière Mégiscane vers le réservoir Gouin dans le but d’augmenter le pouvoir hydroélectrique de la rivière Saint-Maurice. Ce projet aurait eu des impacts jusque sur le territoire de la Baie James ce qui compliquait le tout. Le projet est actuellement suspendu.
2001 : La compagnie Boralex envisage la construction d’une centrale hydroélectrique privée de 13 à 17 MW sur la rivière, ce qui assécherait près de 1.5 km de rapides. L’administration de la Ville de Senneterre a pris entente avec Boralex, sans consulter ses citoyens, permettant ainsi à la compagnie d’étudier la réalisation de ce projet.
2002 : La compagnie Boralex fait face à une forte opposition en rapport avec son projet. Le site a un potentiel important pour l’écotourisme.
Mars 2002 : Richard Desjardins se porte une fois de plus à la défense du patrimoine naturel du Québec en adoptant la rivière menacée.
Novembre 2002 : Le gouvernement Landry abandonne tout projet de petites centrales hydroélectriques privées sur les rivières du Québec, sauf trois exceptions (n’incluant pas la Mégiscane). Boralex ne construira donc pas de petite centrale hydroélectrique sur la rivière.
La rivière Mégiscane ne bénéficie toujours pas d’un statut de protection et de nouveaux projets sont susceptibles de resurgir en tout temps.
Références :
Site Internet de la Commission de toponymie du Québec : http://www.toponymie.gouv.qc.ca/
Fédération du canot-kayak du Québec, UQCN, Eau Secours! Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau, Aventure Écotourisme Québec et la Société pour la nature et les parcs du Canada, Centrale hydroélectrique privée : Richard Desjardins adopte la Mégiscane :
www.canot-kayak.qc.ca/fqck_pdf/adoption_Megiscane.pdf
Géo Plein air, Les beautés de la rivière Mégiscane : http://www.geopleinair.com/destinations/suiteT.lasso?id=20030422104705
La Dépêche, le magazine de l’Abitibi-Témiscamingue, Tourisme Québec ne s’est toujours pas prononcé : http://www.ladepeche.qc.ca/texte116.html
LCN, Richard Desjardins se porte à la défense d’une rivière : http://lcn.canoe.com/artsetspectacles/general/archives/2002/03/20020305-173431.html
Site Internet du Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Rapport annuel 1998-1999 du Comité consultatif pour l'environnement de la Baie-James (CCEBJ) :
http://www.menv.gouv.qc.ca/evaluations/rapcceb_98-99.htm
