Rivière Sheldrake
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[modifier] Rivière Sheldrake
La rivière Sheldrake prend sa source entre les lacs Manitou et Magpie et se déverse dans le fleuve St-Laurent. La superficie de son bassin versant atteint 1 184 Km. Elle coule sur 106 Km en direction sud en une série de chutes et de rapides. Son embouchure se situe à l'extrémité ouest du village de Sheldrake, dans la municipalité de Rivière-au-Tonnerre.
Latitude Nord 50° 16' 00" Longitude Ouest 64° 55' 00"
Historique :
Les informations contenues dans cette section proviennent de la Commission de toponymie du Québec.
Le toponyme de Sheldrake apparaît sur la carte du Saint-Laurent de William Sax, datée de 1829, alors que celle du capitaine Bayfield datée de 1833, indique Sawbill, ce qui signifie « bec-scie. » Les Montagnais la désigne « Manto Sipo » qui signifie « rivière du manitou, du génie, » mais ils nomment la rivière au Tonnerre « Ursuk Sipo » qui se traduit par « rivière au bec-scie.» Philippe-Gédéon Touzel, de l'île anglo-normande de Jersey, vient s'établir au village de Sheldrake en 1851 et fonde une exploitation de pêche.
Activités récréatives et / ou touristiques : -
Dossier :
Mai 2001 : Le gouvernement québécois offre la possibilité à des producteurs privés désireux de construire des petites centrales hydroélectriques privées sur 36 sites situés sur 24 rivières, dont la rivière Sheldrake. L’entreprise Axor projette de construire une centrale hydroélectrique d’une puissance 25 mégawatts. Ce projet est évalué à 37 millions de dollars.
Novembre 2002 : Le gouvernement annonce qu’il abandonne le programme de petites centrales hydroélectriques privées suite aux pressions des groupes environnementaux. Le projet d’Axor sur la rivière Sheldrake fait partie des 33 projets qui sont abandonnés sur les 36 projets.
Janvier 2003 : Normand Duguay, député de Duplessis, souhaite que le gouvernement revienne sur sa décision et autorise le projet de petite centrale hydroélectrique sur la Sheldrake.
Juin 2007 : L’entreprise Axor réitère son désir de construire une petite centrale sur la rivière Sheldrake avec l’appui de la municipalité de Rivière-au-Tonnerre, de la communauté innue de Mingan et ses élus de la MRC de la Minganie. Axor dépose l’avis de projet au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) le 29 juin.
19 juillet 2007: Délivrance de la directive du MDDEP devanat guider l’entreprise dans la réalisation de l’étude d’impact.
Automne 2007 : Une « consultation publique » sous forme de porte-à-porte est tenue dans la communauté. Les représentants de la municipalité de Rivière-au-Tonnerre auraient obtenu un appui favorable au projet, tel que présenté à la population, et ce, avant même que l’entreprise ait complété l’étude d’impact environnemental du projet.
Début 2008 : Dépôt prévu de l’étude d’impact environnemental du projet par la compagnie Axor.
L’échéancier de la compagnie Axor prévoit le début des travaux pour le printemps 2009.
Références :
Radio-Canada, 2005. « Développement hydroélectrique : Axor ne renonce pas à ces projets de centrales en Minganie, » 24 novembre. Adresse URL : www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2005/11/24/001-axor-projets.asp
Radio-Canada, 2007. « Centrale au fil de l'eau : Deux projets pourraient se concrétiser, » 7 août. Adresse URL : http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2007/08/07/001-centrales_axor_n.asp
Radio-Canada, 2003. « Normand Duguay veut relancer le projet de mini-centrale sur la rivière Sheldrake, » 24 janvier. Adresse URL : http://www.radio-canada.ca/regions/cote-nord/nouvelles/200301/24/004-duguay_minicentrale.shtml
Site Internet de la Commission de toponymie du Québec : www.toponymie.gouv.qc.ca/
Lord, Denis, 2006. « Les régions électriques : les mini-centrales hydroélectriques refont surface. Une manne pour les régions, mais le consommateur en paiera-t-il le prix ? » Commerce, no. Vol :107 No :11, novembre, p. 35.
Site Internet du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs : www.mddep.gouv.qc.ca
